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Vous avez été très nombreux en Bourgogne à répondre en mars  à une intéressante enquête menée par une jeune équipe d'ingénieurs agronomes qui a essayé de faire un état de lieux de la connaissance et de la lutte contre le varroa parmi les apiculteurs.

Le résultat brut de cette enquête est publié ici.

Ils n'ont pas encore publié leurs analyses mais on peut rapidement identifier  des problèmes importants mis à jour à travers cette étude:

- une mauvaise connaissance de la prévalence du varroa par les apiculteurs (il est bien  présent dans toutes les ruches!) avec une appréciation du taux d'infection inadaptée: ailes déformées, visualisation du varroa sur les abeilles, adynamie de la colonie… Ces derniers signes sont bien trop tardifs. Les services vétérinaires préconisent le comptage sur lange ou par secouage au sucre ou au CO2.

 - des traitements trop tardifs annoncés en automne alors qu'ils doivent être réalisés assez tôt: fin juillet ou août, du moins pour Apivar, pour que le couvain qui va naitre en automne  des abeilles d'hiver  soit indemne le plus possible du varroa.

- l'utilisation signalée de l'Apivar en bio assez hallucinante mais l'échantillon des réponses n'est peut-être pas assez représentatif.

Vous pouvez aussi visiter le site qu'ils viennent de créer et participer à leur financement ICI. L'importance de la communication entre apiculteurs et agriculture  est capital.

Sans douter de leur sincérité, on notera cependant à travers le site quelques maladresses comme dans la vidéo sur les pesticides où il est dit que "leurs impacts négatifs sur les abeilles est largement admis".. On préfèrerait les termes "scientifiquement prouvé" ou, plus loin, que" leur impact n'est pas négligeable sur la ruche " ce qui est un doux euphémisme… ou encore que le problème des pesticides serait réglé par un épandage nocturne, même si cette approche est très intéressante.  

Il ne faudrait pas en effet transformer le problème des pertes de colonies par une simple causalité liée à varroa. Si le varroa  est un problème majeur pour l'apiculteur en France, les pesticides ne devraient pas être  loin dans le classement des problèmes,  surtout qu'ils potentialisent l'effet varroa. (La Santé de l’abeille N°282 p 485-487 P Duclos)

A ce jour, le positionnement du curseur de l'impact des pesticides sur l'apiculture reste en question mais l'importance de la mortalité des insectes  mesurée ces années passées en Europe ne laisse guère de doute sur la prégnance  de cette pollution.